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Jan 10

Coupe de France: Nice dans le filet des Merlus

Après la Ligue Europa et la coupe de la Ligue, l’OGC Nice est donc sorti au 1er tour de la coupe de France. Troisième élimination de suite dans cette compétition qui ne sourit plus au Gym depuis sa dernière victoire en coupe, en 1997, il y a 20 ans avec sans doute l’équipe la plus faible qui ait représenté le Gym en division 1. Curieux paradoxe pour l’OGCN qui n’est pas vraiment ce que l’on peut appeler un club de coupes, en tout cas qui ne possède pas cette culture “coupe de France”, comme le voisin marseillais qui s’est imposé, lui, à l’extérieur chez une ligue 1 (Toulouse).
Le tirage des coupes n’est certes pas favorable à Nice depuis des années, puisque le club doit aller gagner souvent chez un adversaire du même calibre, comme à Bordeaux en coupe de la ligue, et on connaît la prime au recevant dans ces matches couperet. A Lorient, dans une ambiance bon enfant [petite ville, petit stade et “petit” public, ce n’est pas méchant que de le dire, car c’est l’un des stades les moins chauds que j’ai visité dans ma carrière de journaliste sportif, NDLA], Nice n’a pas perdu ce match à cause du public, mais à cause de ses propres manquements.
Quand on ne marque pas le second but, alors que l’on en a maintes fois l’occasion, et quand en plus une erreur individuelle (énorme, la sortie improbable de Benitez et son tacle… sur Le Marchand!!!) coûte l’égalisation, sans parler du second but, où Mesloub le buteur se retrouve tout seul à un mètre du but, il est difficile de s’imposer sur le terrain adverse. Ce résultat est d’autant plus dur à avaler que Nice avait dominé les débats, la première mi-temps surtout avant que tout parte en vrille à cause d’une erreur du gardien et que le 4-3-3 des Merlus ne désoriente la défense expérimentale du Gym.

Pléa a marqué un but et en a raté un autre, comme d’hab quoi…
Privé de sept ou huit titulaires (Cardinale, Dante, Baysse, Seri, Walter, Balotelli, Belhanda et Eysseric), Lucien Favre avait tenté un drôle de pari dans sa composition d’équipe en 4-3-3 avec Ricardo Pereira plus haut qu’à l’habitude à droite. Ce n’est clairement pas son poste et le milieu de terrain a perdu trop de ballons en seconde période, Koziello étant clairement dans une très mauvaise passe depuis des semaines. Lusamba n’a guère été à son avantage et Cyprien ne pourra enchaîner tous les matches à 120% : où l’on reparle forcément du recrutement au mercato d’un 6-8 d’expérience, capable de garder le ballon et surtout de résister aux impacts physiques des matches d’hiver qui s’annoncent, un joueur comme Luiz Gustavo par exemple…
Car cette élimination au final sera un mal pour un bien pour Nice qui va se coltiner (et se concentrer sur) 19 matches de championnat en 18 semaines, il n’y aura qu’un seul match de L1 en semaine début février. Le reste du temps, donc, le Gym aura tout le loisir de bosser son match du week-end, 19 finales qui débutent en janvier avec un triptyque jouable : Metz (battu en coupe de France, et qui va morfler en coupe de la ligue au PSG cette semaine) à la maison, le derby le plus chaud de l’année à Bastia et la réception de Guinguamp.
Si l’OGCN réalise un 9/9 en janvier, alors que se profilent des OM-Monaco, Lyon-OM et PSG-Monaco ce même mois, elle montrera aux concurrents et autres suiveurs de la Ligue 1 que ces éliminations en coupe n’ont absolument pas influer sur le moral des troupes. Contrairement aux années 70, où le Gym a été trois fois champion d’automne avant de craquer dans les phases retour, ce groupe a du caractère et surtout un excellent entraîneur, ce qui fera toute la différence. L’objectif du Gym est, certes, de prendre les matches les uns après les autres (Lucien Favre) mais surtout d’en gagner un maximum. Histoire d’embrouiller jusqu’au bout les cadors du championnat, PSG, Monaco, Lyon sans oublier l’OM…
* BERLIO, journaliste, Niçois et chroniqueur d’OGCN.net
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