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Jan 17

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L’OGC Nice n’est plus leader, et alors?

L’ANALYSE DU MATCH PAR BERLIO

Photo “L’Equipe”, Félix Golesi : Plea a raté la seule vraie occasion du match pour Nice, seul face au gardien, au grand désarroi de ses coéquipiers derrière lui qui se prennent la tête à deux mains…

 

Bonne année, hein, et surtout la santé ! A l’heure des voeux, l’OGC Nice est dans le dur : élimination en fin d’année en coupe de la Ligue à Bordeaux, nul là-bas (0-0) en championnat, défaite en coupe de France à Lorient (2-1), ancienne lanterne rouge de D1, et nul 0-0 (dans tous les sens du terme) face au dernier, le FC Metz à l’Allianz Riviera.
2017 débute très mal pour les Rouge et Noir, et leurs supporteurs qui se sont sans doute vus trop beaux après ce parcours aller exceptionnel, soldé par un score jamais vu pour les Niçois de 44 points, 13 victoires, 5 nuls et une défaite !
Du coup, à l’orée de la nouvelle année, ces mêmes supporteurs se sont crus en mesure, sur les réseaux sociaux, de rivaliser avec les très gros, d’évoquer le titre face aux énormes cylindrées du PSG et de Monaco, et d’anticiper la venue à Nice de types comme Depay, Luiz Gustavo ou Sirigu, qui gagnent peu ou prou plus de 100 000 euros par semaine dans leurs (gros) clubs respectifs pour… cirer le banc ! Bref, à Nissa, fort de ce début de saison canon, tout le monde s’est mis à rêver, nous y compris : on avait pris le teston !
Sauf qu’en football, tout va très vite, surtout à l’heure du digital où chaque novi du ballon barjaque sur la toile et dézingue anonymement via Twitter notamment, qui a raté sa sortie, qui a manqué sa passe, qui a mal composé son équipe…, c’est l’escalade des mots et des maux entre “experts” et rageux du Net. A mon époque, les supporteurs inconditionnels de leurs clubs, appelés aussi ultras, s’estrassaient sur une aire de repos, un parking, une tribune, maintenant on s’insulte sur la Toile, est-ce mieux ? A voir…

Danté a effectué une bonne rentrée sans être à 100%! – AFP

Du coup, après cette reprise cauchemardesque, ce 0-0 face à la lanterne rouge sur une pelouse digne du stade Méarelli, Nice a perdu son fauteuil de leader après que Monaco eut fessé l’OM et remis les Marseillais à leur place, loin, très loin derrière nous. L’OM a perdu la figure en prime time sur Canal+ et ce n’est finalement pas une trop mauvaise nouvelle. Les commentateurs parisiens se sont concentrés sur l’Ohème et n’ont finalement pas eu à se poser la question que tous les opposants des Rouge et Noir se posent sur le Net : Nice est-il déjà fini ?
A cette question, je réponds : NON ! La lucidité, au vu de ce match, joué sans cinq titulaires dont le duo Belhanda-Balotelli, sans oublier le métronome Seri, m’oblige à dire que Nice ne méritait pas plus qu’un point face à une rugueuse et solide équipe messine qui va jouer sa vie à chaque match sur cette phase retour. Les Lorrains sont allés à la guerre, au contraire de Niçois, à l’instar d’Alassane Pléa, résignés et bougons. L’avant-centre, placé seul en pointe dans un étonnant dispositif avec Lusamba et Ricardo sur les ailes, a raté la seule occasion franche du match, il est sorti touché, en baissant la tête, sans adresser le moindre regard à son coach. Etonnant, ce garçon, dont la nonchalance m’interpelle…
Et le coach dans tout ça? Je l’ai écrit ici, c’est la vraie chance du Gym, le meilleur recrutement du mercato niçois. Lucien Favre, comme aurait dit mon regretté papi, il a le gaubi, le doigté, la manière. Il sait où il va. Il ne s’enflamme pas. Hier il faisait peine à voir en conférence de presse, on aurait dit qu’il portait toute la misère du monde sur ses épaules. “Aucun match n’a été facile pour nous, c’est comme ça depuis le début, je ne suis pas surpris…” Favre cache bien son jeu. Il sait qu’avec une équipe, amputée de ses meilleurs atouts offensifs, le Gym est friable. Il le sait, Lulu : Nice était tellement amoindri, surtout devant, que c’est presque normal qu’il se soit destronché !
Mais Lucien Favre sait aussi que son équipe n’a en rien hypothéqué son avenir. Cette série de mauvais résultats ne va pas remettre en cause sa méthode, ses choix, il innovera quand il devra faire face à une cascade de blessures (n’oublions pas celle de dernière minute de Le Marchand, qu’il devait placer en sentinelle devant la défense, une bonne idée) et surtout le méticuleux suisse continuera d’appliquer sa méthode, entre travail et rigueur, sans tenir compte des avis des experts à la télévision ou sur les réseaux sociaux. L’OGCN de Lulu n’a pas dit son dernier mot!
* Berlio, journaliste, Niçois et chroniqueur ogcn.net
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admin

(1 commentaire)

  1. Photo du profil de DJELMAS
    DJELMAS

    Bonjour, je crois qu il est trés exagéré de dire que les supporters se sont vus trop beaux, ou pire , qu ils aient pris le teston ; Parfois , ce sont les circonstances qui font les ambitions, ou changent les objectifs .A la baisse ou à la hausse :, Quand , aprés 19 journées , pas 3 ou 4 , 19 journées, nous sommes en tête avec 2 pts d avance , avec des matchs pour la plupart maîtrisés, et à l aube de rencontrer la lanterne rouge, quoi de plus normal , pour un supporter , d envisager le meilleur ? Il est curieux , mais significatif , que même en tête, nous continuons notre complexe face à Paris, Monaco ou Lyon, alors que nous n avons perdu contre aucun d eux. Donc oui, il est légitime de penser au titre et d exprimer sa déception et ses critiques sur un match minable contre le dernier de la classe . Ce qui n enlève rien au talent de Favre , et encore moins de sa crédibilité.. Mais si, il a le droit à l erreur , nous avons le droit aux remarques critiques , sauf si être supporter veut dire voir beau même quand cela ne l est pas , comme par exemple applaudir Favre pour avoir su ‘sauver ‘le nul face à Metz , faute de pouvoir de gagner … Aprés cette moitié de saison formidable pleine d espoirs , il est tout aussi normal que les supporters attendent que les dirigeants ne laissent pas passer cette chance unique sous forme de renforts en compensation des absences prévues ou inopinées. Même si c est pas réaliste financièrement , mais quand une équipe , un entraineur nous font rêver 19 journées durant , eh bien nous supporters, on rêve……. salut

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