Avr 04

Favre et les vieux du Muppet Show

Fév 23

Mario Balotelli est Super énervant

L’ANALYSE DU MATCH DE BERLIO*

Super craquage pour Super Mario à Lorient : 27 ballons touchés, sept perdus, aucun tir, cinq fautes commises (record de son équipe) et un carton rouge à la 68e pour insultes (paraît-il en anglais) à Tony Chapron ! Malgré un Mario Balotelli fantomatique, l’OGC Nice a gagné à Lorient 1-0 et repris deux points sur ses adversaires pour le titre, Monaco et PSG, tenus en échec ce week-end, par Bastia et Toulouse. Si Super Mario n’avait pas déconné, Nice aurait vécu un Super week-end !

Au lieu de cela, le Gym, bien calé à la 3e place, à trois points de Monaco, qui va enchaîner Champions league et L1 (et va perdre des points en route, c’est sûr), se retrouve dans la tourmente médiatique de l’instant T avec des tirs ciblés sur sa star italienne : “le boulet des Aiglons”, “Mario rattrapé par ses démons”, j’en passe et des meilleurs… Adulé par ces mêmes médias de l’instant T en début de saison, après que Super Mario ait inscrit 8 buts lors de ses 8 premiers matches, face à l’OM, Monaco ou Lorient à l’aller (son plus beau goal), il est aujourd’hui vilipendé pour ses stats exécrables et son manque d’engagement pour un club qui a fait le pari (risqué) de le relancer.
Mario n’est pas tout seul dans sa tête

Même des supporteurs du Gym -qui ont sûrement acheté son maillot floqué en début de saison- ne peuvent plus le voir en peinture, et réclament Donis ou Le Bihan, en l’absence de Pléa, à nouveau blessé au genou. Toujours ces excès, ce manque de recul sur une situation bien plus complexe qu’il n’y paraît, car avec Mario, il faut analyser la situation non pas seulement sur le plan sportif, mais aussi et surtout sur le plan psychologique. Mario n’est pas tout seul dans sa tête, on le sait, cette immaturité qui le suit depuis le début de sa carrière, et même de sa vie tourmentée pourrait-on dire, ressort par bribes, par instants, une vie up and down, selon que l’Italien mégalo soit dans une bonne phase, ou pas.

Là, clairement, l’Italien n’est pas bien. A-t-il pris ombrage de la réussite de Pléa ? Jaloux comme un ado d’un gars plus “populaire” que lui dans la cour de récré ? Ne parvient-il pas à se fondre dans le vestiaire où quelques joueurs l’ont pris en grippe, à l’instar d’Eysseric qui l’a dénigré publiquement ? La Ligue 1 ne l’intéresse-t-elle plus ? On le voit faire des campagnes de pub pour Puma, partir en week-end (loin de la Côte d’Azur) alors qu’il est soit-disant souffrant, acheter des grosses bagnoles (son hobby !), on le dit aussi très présent dans les night-clubs de la principauté. Alors, Mario traîne-t-il un mal-être plus personnel ?…

A Bastia, l’Italien avait dénoncé des cris de singe à son encontre. Bonjour le scandale et le buzz médiatique autour de cette affaire montée en boucle pour pas grand chose au final. Un mois après, Super Mario, mis au défi physique par une paire centrale lorientaise dure au mal, multipliait les gestes d’énervement, perdait son sang froid (qu’il a très chaud) et insultait Chapron, réaction commune à celle d’un ado boutonneux qui aurait pris un vent par la plus belle fille de l’école : bonjour le paradoxe ! Il est insulté et insulte à son tour, difficile de le défendre, même si son coach et certains de ses partenaires veulent encore croire en lui.

A l’image de Dante, l’un de ses rares proches dans le vestiaire, qui sur le plateau du CFC expliquait que “il faut que Mario revienne car on a besoin de lui.” Vraiment ? Je crois plutôt que les états d’âme de Super Mario (qui a pris 8 cartons jaunes et 3 cartons rouges en 19 matches quand même!) peuvent au contraire renforcer un groupe qui devra faire sans lui, ni Pléa pendant un bout de temps. Le Gym a appris à jouer sans MB, Favre a trouvé les options tactiques à son absence, sauf que là, sans Pléa, il n’existe plus 36 solutions. Le Gym va avoir une série contre des équipes de seconde moitié de tableau, qui joueront bas et le contre, à commencer par Montpellier ce weekend, et Mario, sans courir, mais parfois sur une jambe (Dijon) ou un tir inouï (Lorient), a décanté la situation un paquet de fois. On va très vite savoir si son absence est un mal pour un bien. On va aussi très vite savoir si Mario a envie de se relever, pour son bien personnel et surtout celui du Gym, ou s’il veut définitivement enterrer sa carrière de Bad boy du foot mondial…

Le ballon est dans ton camp, Mario.

* Berlio, journaliste, Niçois et éditorialiste Ogcn.net

Fév 23

Donis de Nice a (enfin) pris sa chance

L’ANALYSE DU MATCH DE BERLIO*
Tassos Donis : retenez ce nom aux senteurs de moussaka car il peut s’avérer utile en fin de saison avec la blessure probablement grave d’Alassane Pléa, le meilleur buteur du Gym que le jeune joueur grec a remplacé juste avant la mi-temps (43e). Un bon quart d’heure après son entrée, Donis a réduit le score de fort belle manière, à la suite d’un joli mouvement avec Eysseric avant que ce dernier n’égalise pour l’OGC Nice (2-2) qui n’avait pas remonté deux buts d’écart depuis un match à… Monaco !
Ce point est un mal pour un bien car au vu du match, les deux équipes ont eu leur mi-temps, Rennes étant très agressif, avec un pressing haut, durant les 45 premières minutes, et un Amalfitano en feu. Et si Mubele n’avait pas vendangé le 3-0, seul devant Cardinale, Rennes n’aurait jamais été rejoint par le Gym, privé de Balotelli (alité) et, au vu du match, d’attaquants en cannes, à l’instar de Belhanda, transparent, et donc de Pléa, touché au genou.
Où j’en reviens à Anastasios (Tassos) Donis, 20 ans à peine que j’ai vu débarquer à Nice l’été dernier, prêté par la Juventus. J’étais au stade en juillet quand le Grec, prêté par la Juventus, a effectué son tout premier entraînement au parc des sports de l’Ouest. Ce qui m’a frappé d’entrée, c’est son aisance, son style. Pas très grand, 1,78 m, ni très costaud, Donis est élégant. Il a de qui tenir : Tassos, son père, est un ancien international grec, et son frère joue en pro, au Panathinaikos. Le gamin a du ballon !

La blessure de Plea

A 20 ans à peine, Donis, né en… Angleterre à Blackburn, où a joué le paternel, a déjà une petite carrière honnête, il s’est fait remarquer à la Primavera de la Juve (l’équipe B) et l’an passé, il a marqué 4 buts en 25 matches de division 1 suisse, à Lugano. Nice l’a récupéré pour être un joueur de complément, avec option d’achat. Là où je n’ai pas tout compris, compte tenu de son potentiel, c’est qu’il n’a presque pas joué jusqu’à cette mi-temps rennaise, où il a marqué (d’un joli coup de patte du droit) et montré ses qualités, de joueur incisif, tranchant, qui ose. Bien sûr, il manque encore de vécu et de puissance, mais Donis a un certain potentiel pour ne pas dire un potentiel certain.
Si Lucien Favre ne l’a jamais fait entrer en jeu, c’est qu’il devait gérer (et donc faire jouer) Balotelli et Pléa, qui sont bien sûr devant le Grec dans la hiérarchie. La blessure du second peut le mettre dans le jeu, car Donis est une option crédible autour de Balo à domicile, ou en pointe à l’extérieur. Comme on l’a vu à Rennes, le passage du Gym en 4-2-3-1 a rééquilibré l’équipe et Donis a eu des occasions de marquer. Nice va enchaîner cinq matches contre des équipes de fin de tableau en février-mars (à Lorient, contre Montpellier, à Dijon, contre Caen et à Nantes), et contre ce genre de formation aux abois, le Gym devra imposer son jeu, prendre des risques, jouer offensif. Tassos Donis a les moyens non pas de faire oublier Pléa, mais d’être une option crédible dans la rotation offensive rouge et noire pour coach Favre. A Rennes, le Suisse a eu un commentaire élogieux à son propos : “Il a marqué un beau but!”
*Berlio, journaliste, Niçois et chroniqueur d’OGCN.net

Fév 19

Rivère anticipe déjà le mercato d’été !

Jan 22

Nice a perdu du terrain mais pas la tête

L’ANALYSE DU MATCH DE BERLIO*
Que retiennent les “à la masse médias” de ce Bastia-Nice ? Des cris de singe, un virulent “va fanculo” et un bus caillassé ! Triste football. Moi je retiens surtout deux points de perdus à l’issue d’un pauvre derby, disputé dans un Furiani à moitié vide, à cause, en vrac, d’une météo hivernale, du désamour des supporteurs corses pour leur SCB sans moyen et de l’horaire (un vendredi soir), car il n’est pas simple de venir de Venaco après une journée de boulot ! Tout cela pour dire qu’on était loin des ambiances hostiles des récents matches ou des derbys enflammés des années 70 quand ça chauffait vraiment entre Niçois et Bastiais sur fond de rivalités sportives et revendications politiques.
Le car de Nice a certes été caillassé, Balotelli, insulté par le kop bastiais, rien que de très classique dans le « contexte » corse, mais surtout le Gym s’est fait marcher dessus d’entrée à cause d’une entame ratée ! Revenons au terrain pour constater que Souquet et Sarr ont été fébriles et ont offert deux opportunités de but à Bastia, pourtant sans avant-centre, qui en a converti une sur deux ! Un but signé… Prince Oniangue, sorti de nulle part, où plutôt si de Wolverhampton où l’ancien Rémois se gelait les gnocchis pour rester polis ! Sur ce coup, la défense centrale a craqué et Dalbert a même dévié le tir du Prince, que, sinon, Benitez aurait peut-être arrêté sans faire exprès comme sur l’action précédente et le tir qu’il dévia de Danic!
L’OGC Nice s’est retrouvé en galère tout seul ! Par ses errements défensifs et son manque d’intensité mis dans ce début de match. Le Gym a vite redressé la tête et égalisé sur un coup de pied arrêté, par Souquet sur corner tiré par Cyprien, car sur ce terrain en très mauvais état, il était difficile pour Nice de mettre son jeu de passes en place. Surtout que les solutions étaient pauvres au plan offensif. Sans ses deux créateurs, Seri et Belhanda, le Gym en est réduit à attendre un coup de génie de Balotelli (trop rares ces derniers temps), un centre venu de l’au-delà de Dalbert ou un but de… Pléa ! Cela fait beaucoup de miracles. Depuis deux matches, l’attaque du Gym était muette (à Bordeaux et contre Metz). Et ce match de l’escadrille offensive du Gym n’a pas dû rassurer Lucien Favre, qui ne compte même plus sur ses remplaçants puisque Donis et Bosetti ne sont toujours pas entrés en jeu….

Les Niçois heureux après l’égalisation. Photos AFP

Il y avait pourtant la place de gagner en Corse, mais si l’on analyse ce match avec la lucidité du technicien suisse et non l’objectivité douteuse d’un twitto nissarte, ce nul n’a rien d’illogique compte tenu du début de match bastiais et du poussif pressing niçois après l’expulsion de Cahuzac, le petit-fils du mythique entraîneur du SECB des 70’s Pierre Cahuzac. Ce nul -chaque équipe a eu sa mi-temps- aurait pu constituer un bon résultat en d’autres temps, quand Nice n’était pas au sommet. Mais voilà, le Gym a enchaîné son troisième match nul, pris seulement 3 points pendant que Monaco et le PSG enchaînaient une troisième victoire de suite, eux : résultat, mathématique, Nice a perdu six points sur ses concurrents, surtout Monaco qui a grappillé cinq points sur l’OGCN depuis début décembre et lui a ravi la première place.
Tout va très vite en foot: début décembre, Nice était en tête, battait Toulouse et Dijon à domicile avec un nul à Paris avant ces trois matches nul de rang. Sur ces six matches, Nice a donc perdu du terrain sur Monaco, qui marche sur l’eau (5 victoires, 20 buts marqués), mais pas sur Paris puisque les deux clubs ont marqué 10 points. Mieux, Nice est le seul club invaincu sur cette série de six matches (Monaco a perdu chez lui contre Lyon, PSG a perdu à Montpellier et Guingamp), ce qui est somme toute encourageant lorsque l’on sait que le club a été handicapé par les absences de joueurs majeurs sur blessure ou suspension.
Oui, mais voilà, le foot est souvent une histoire de série, et le Gym, qui a perdu dans cette même période ses deux matches de coupe est sur une spirale déficitaire à l’inverse de Monaco et PSG, trois victoires de rang, qui s’affronteront dimanche au Parc ! La voilà l’occasion pour le Gym de repartir sur une dynamique positive : gagner contre Guinguamp en espérant que les deux gros se neutralisent (ou que l’ASM perde) et aller au stade Louis-II l’esprit gonflé à bloc pour un derby chaud bouillant ,encore une fois programmé un… dimanche après-midi ! Nice n’est donc pas fini, je le répète ici, à la lueur de cette analyse : handicapé par l’absence de cinq à sept titulaires, le Gym a fait le dos rond, n’a pas perdu et peut donc, doit donc, avec le retour de ses cadres et la signature d’une ou deux pointures au mercato, embêter jusqu’au bout les gros ! La campagne hivernale qui s’annonce avec cette série délicate (Guingamp, Monaco, Saint-Etienne, Rennes) sera décisive de ce point de vue là. Ce n’est pas le moment de craquer…
* BERLIO, journaliste, Niçois et chroniqueur ogcn.net

Jan 17

OGCNice-Metz: Pourquoi ce coup de mou ?

Jan 17

L’OGC Nice n’est plus leader, et alors?

L’ANALYSE DU MATCH PAR BERLIO

Photo “L’Equipe”, Félix Golesi : Plea a raté la seule vraie occasion du match pour Nice, seul face au gardien, au grand désarroi de ses coéquipiers derrière lui qui se prennent la tête à deux mains…

 

Bonne année, hein, et surtout la santé ! A l’heure des voeux, l’OGC Nice est dans le dur : élimination en fin d’année en coupe de la Ligue à Bordeaux, nul là-bas (0-0) en championnat, défaite en coupe de France à Lorient (2-1), ancienne lanterne rouge de D1, et nul 0-0 (dans tous les sens du terme) face au dernier, le FC Metz à l’Allianz Riviera.
2017 débute très mal pour les Rouge et Noir, et leurs supporteurs qui se sont sans doute vus trop beaux après ce parcours aller exceptionnel, soldé par un score jamais vu pour les Niçois de 44 points, 13 victoires, 5 nuls et une défaite !
Du coup, à l’orée de la nouvelle année, ces mêmes supporteurs se sont crus en mesure, sur les réseaux sociaux, de rivaliser avec les très gros, d’évoquer le titre face aux énormes cylindrées du PSG et de Monaco, et d’anticiper la venue à Nice de types comme Depay, Luiz Gustavo ou Sirigu, qui gagnent peu ou prou plus de 100 000 euros par semaine dans leurs (gros) clubs respectifs pour… cirer le banc ! Bref, à Nissa, fort de ce début de saison canon, tout le monde s’est mis à rêver, nous y compris : on avait pris le teston !
Sauf qu’en football, tout va très vite, surtout à l’heure du digital où chaque novi du ballon barjaque sur la toile et dézingue anonymement via Twitter notamment, qui a raté sa sortie, qui a manqué sa passe, qui a mal composé son équipe…, c’est l’escalade des mots et des maux entre “experts” et rageux du Net. A mon époque, les supporteurs inconditionnels de leurs clubs, appelés aussi ultras, s’estrassaient sur une aire de repos, un parking, une tribune, maintenant on s’insulte sur la Toile, est-ce mieux ? A voir…

Danté a effectué une bonne rentrée sans être à 100%! – AFP

Du coup, après cette reprise cauchemardesque, ce 0-0 face à la lanterne rouge sur une pelouse digne du stade Méarelli, Nice a perdu son fauteuil de leader après que Monaco eut fessé l’OM et remis les Marseillais à leur place, loin, très loin derrière nous. L’OM a perdu la figure en prime time sur Canal+ et ce n’est finalement pas une trop mauvaise nouvelle. Les commentateurs parisiens se sont concentrés sur l’Ohème et n’ont finalement pas eu à se poser la question que tous les opposants des Rouge et Noir se posent sur le Net : Nice est-il déjà fini ?
A cette question, je réponds : NON ! La lucidité, au vu de ce match, joué sans cinq titulaires dont le duo Belhanda-Balotelli, sans oublier le métronome Seri, m’oblige à dire que Nice ne méritait pas plus qu’un point face à une rugueuse et solide équipe messine qui va jouer sa vie à chaque match sur cette phase retour. Les Lorrains sont allés à la guerre, au contraire de Niçois, à l’instar d’Alassane Pléa, résignés et bougons. L’avant-centre, placé seul en pointe dans un étonnant dispositif avec Lusamba et Ricardo sur les ailes, a raté la seule occasion franche du match, il est sorti touché, en baissant la tête, sans adresser le moindre regard à son coach. Etonnant, ce garçon, dont la nonchalance m’interpelle…
Et le coach dans tout ça? Je l’ai écrit ici, c’est la vraie chance du Gym, le meilleur recrutement du mercato niçois. Lucien Favre, comme aurait dit mon regretté papi, il a le gaubi, le doigté, la manière. Il sait où il va. Il ne s’enflamme pas. Hier il faisait peine à voir en conférence de presse, on aurait dit qu’il portait toute la misère du monde sur ses épaules. “Aucun match n’a été facile pour nous, c’est comme ça depuis le début, je ne suis pas surpris…” Favre cache bien son jeu. Il sait qu’avec une équipe, amputée de ses meilleurs atouts offensifs, le Gym est friable. Il le sait, Lulu : Nice était tellement amoindri, surtout devant, que c’est presque normal qu’il se soit destronché !
Mais Lucien Favre sait aussi que son équipe n’a en rien hypothéqué son avenir. Cette série de mauvais résultats ne va pas remettre en cause sa méthode, ses choix, il innovera quand il devra faire face à une cascade de blessures (n’oublions pas celle de dernière minute de Le Marchand, qu’il devait placer en sentinelle devant la défense, une bonne idée) et surtout le méticuleux suisse continuera d’appliquer sa méthode, entre travail et rigueur, sans tenir compte des avis des experts à la télévision ou sur les réseaux sociaux. L’OGCN de Lulu n’a pas dit son dernier mot!
* Berlio, journaliste, Niçois et chroniqueur ogcn.net

Jan 10

Coupe de France: Nice dans le filet des Merlus

Après la Ligue Europa et la coupe de la Ligue, l’OGC Nice est donc sorti au 1er tour de la coupe de France. Troisième élimination de suite dans cette compétition qui ne sourit plus au Gym depuis sa dernière victoire en coupe, en 1997, il y a 20 ans avec sans doute l’équipe la plus faible qui ait représenté le Gym en division 1. Curieux paradoxe pour l’OGCN qui n’est pas vraiment ce que l’on peut appeler un club de coupes, en tout cas qui ne possède pas cette culture “coupe de France”, comme le voisin marseillais qui s’est imposé, lui, à l’extérieur chez une ligue 1 (Toulouse).
Le tirage des coupes n’est certes pas favorable à Nice depuis des années, puisque le club doit aller gagner souvent chez un adversaire du même calibre, comme à Bordeaux en coupe de la ligue, et on connaît la prime au recevant dans ces matches couperet. A Lorient, dans une ambiance bon enfant [petite ville, petit stade et “petit” public, ce n’est pas méchant que de le dire, car c’est l’un des stades les moins chauds que j’ai visité dans ma carrière de journaliste sportif, NDLA], Nice n’a pas perdu ce match à cause du public, mais à cause de ses propres manquements.
Quand on ne marque pas le second but, alors que l’on en a maintes fois l’occasion, et quand en plus une erreur individuelle (énorme, la sortie improbable de Benitez et son tacle… sur Le Marchand!!!) coûte l’égalisation, sans parler du second but, où Mesloub le buteur se retrouve tout seul à un mètre du but, il est difficile de s’imposer sur le terrain adverse. Ce résultat est d’autant plus dur à avaler que Nice avait dominé les débats, la première mi-temps surtout avant que tout parte en vrille à cause d’une erreur du gardien et que le 4-3-3 des Merlus ne désoriente la défense expérimentale du Gym.

Pléa a marqué un but et en a raté un autre, comme d’hab quoi…
Privé de sept ou huit titulaires (Cardinale, Dante, Baysse, Seri, Walter, Balotelli, Belhanda et Eysseric), Lucien Favre avait tenté un drôle de pari dans sa composition d’équipe en 4-3-3 avec Ricardo Pereira plus haut qu’à l’habitude à droite. Ce n’est clairement pas son poste et le milieu de terrain a perdu trop de ballons en seconde période, Koziello étant clairement dans une très mauvaise passe depuis des semaines. Lusamba n’a guère été à son avantage et Cyprien ne pourra enchaîner tous les matches à 120% : où l’on reparle forcément du recrutement au mercato d’un 6-8 d’expérience, capable de garder le ballon et surtout de résister aux impacts physiques des matches d’hiver qui s’annoncent, un joueur comme Luiz Gustavo par exemple…
Car cette élimination au final sera un mal pour un bien pour Nice qui va se coltiner (et se concentrer sur) 19 matches de championnat en 18 semaines, il n’y aura qu’un seul match de L1 en semaine début février. Le reste du temps, donc, le Gym aura tout le loisir de bosser son match du week-end, 19 finales qui débutent en janvier avec un triptyque jouable : Metz (battu en coupe de France, et qui va morfler en coupe de la ligue au PSG cette semaine) à la maison, le derby le plus chaud de l’année à Bastia et la réception de Guinguamp.
Si l’OGCN réalise un 9/9 en janvier, alors que se profilent des OM-Monaco, Lyon-OM et PSG-Monaco ce même mois, elle montrera aux concurrents et autres suiveurs de la Ligue 1 que ces éliminations en coupe n’ont absolument pas influer sur le moral des troupes. Contrairement aux années 70, où le Gym a été trois fois champion d’automne avant de craquer dans les phases retour, ce groupe a du caractère et surtout un excellent entraîneur, ce qui fera toute la différence. L’objectif du Gym est, certes, de prendre les matches les uns après les autres (Lucien Favre) mais surtout d’en gagner un maximum. Histoire d’embrouiller jusqu’au bout les cadors du championnat, PSG, Monaco, Lyon sans oublier l’OM…
* BERLIO, journaliste, Niçois et chroniqueur d’OGCN.net

Jan 05

Luis Gustavo comme nouveau gros coup pour l’OGC Nice ?

 

A la recherche de renforts cet hiver, Nice aurait ciblé l’international brésilien Luiz Gustavo, qui évolue actuellement sous les couleurs de Wolfsburg. Le montant du transfert pourrait dépasser les 10 millions d’euros.

Selon Sky Italia, le milieu de 29 ans est aussi suivi par plusieurs formations italiennes (et par l’OM), mais Nice aurait une longueur d’avance. En cas de signature du Brésilien à Nice, les Aiglons réussiraient un nouveau joli coup dans un mercato hivernal habituellement fermé.

Jan 03

Mercato – Rivère met fin au feuilleton Depay à Nice

Invité sur les ondes de RMC Sport, Jean-Pierre Rivère s’est confié sur le mercato niçois. Le Président de l’OGC Nice a d’ores-et-déjà éteint la folle rumeur expédiant Memphis Depay à l’Allianz Riviera…

Spécialisé pour relancer des joueurs talentueux, l’OGC Nice a vite été assimilé à une folle rumeur, celle d’un retour au premier plan de Memphis Depay. L’attaquant des Oranje, actuellement à Manchester United, n’est plus que l’ombre de lui même alors qu’il représentait l’un des plus grands talents des Pays-Bas. Du haut de ses 22 ans, le Mancunien devrait probablement quitter l’Angleterre pour retrouver des sensations.

Interrogé sur ce sujet, Jean-Pierre Rivère, le président niçois, a joué carte sur table concernant ce dossier, trop coûteux : « On l’a regardé, comme beaucoup de clubs, mais c’est extrêmement compliqué. Depay, ce n’est pas chaud du tout. C’est un dossier qui n’est pas dans nos moyens financiers. Vous avez un club qui l’a acheté un certain montant (34 millions d’euros, ndlr), qui souhaite le vendre. Quand on a regardé Depay, c’était dans une autre optique, qui n’est pas envisageable aujourd’hui » regrette-t-il. « Il a été acheté très cher par Manchester United, ils veulent peut-être le vendre et on ne peut pas s’aligner sur ce genre de dossiers. »

Quant au mercato niçois, ce dernier devrait être « très sage », avec seulement « un ajustement ou deux » : « On a un budget relativement serré, mais s’il y a des opportunités, on regardera malgré tout. Il faut toujours être en éveil. On travaille, mais il ne va pas se passer des choses phénoménales pendant ce mercato. » Actuellement à la première place du championnat, les Niçois devront se montrer solide pour continuer leur merveilleux parcours.

@Madeinfoot

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