Mercredi 17 août 2005
par Pifou
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La Brigade Sud Nice 85, groupe ultra niçois qui se situe en populaire Sud fête ses vingt ans cette année. Après une période de vache maigre, la BSN85 est aujourd’hui connue et reconnue en France. Interview de Paolo, responsable tifo et feuille d’info. (alias Poelus sur le net), et de Tchoa, capo de la BSN.
La BSN a vingt ans, qu’avez-vous prévu de particulier pour cette année ?
Les 20 ans du groupe ce sera tout au long de la saison, que ce soit certains matchs ciblés avec animation rappelant cet évènement ou bien d’autres manifestations hors-stade afin de se réunir tous ensemble, pour fêter ça, toutes générations confondues.
Avez-vous déjà fêté cela entre vous ?
Le 18 juin dernier à Colomars, nous avons organisé le tournoi de foot des 20 ans plus une soirée sous le chapiteau du village.
A cette occasion, nos amis de Lille, Nancy, Torino et Imperia ont été invités pour passer une superbe journée et s’éclater.
Nous avons également organisé un apéro géant au Parc Chambrun le jour de Nissa-Troyes, dans une bonne ambiance de reprise et heureux de se retrouver là pour honorer le groupe.
A l’occasion de Nissa-Sochaux le 13 août, nous avons prévu de nous rassembler aux Arènes de Cimiez afin de manger et passer l’après-midi ensemble pour ensuite rejoindre le stade en cortège, bâche devant.
Tous nos membres et sympathisants sont conviés.

- Un des nombreux tifos de la BSN
Quels ont été vos principales évolutions durant ces années derrière le Gym ?
La BSN au départ c’est une histoire de copains qui se regroupent à pas beaucoup derrière les cages de la populaire Sud... 20 ans plus tard c’est un groupe de 2000 cartés qui est capable d’organiser 15 bus ou un train pour les gros déplacements, de sortir un matériel de qualité et qui essaye de progresser un maximum au niveau des animations et chorégraphies pour porter toujours haut et fort les couleurs de notre groupe, de notre ville et de notre club, à l’image de la mentalité ultra, qu’on pourrait renommer dans notre cas « Mentalità Nissarda » avec toutes les spécificités qui nous caractérisent. Mais tout ne s’est pas déroulé si simplement pour en arriver là. Depuis la création du groupe, l’OGCN a passé plus de la moitié de son temps en D2 et les crises succédant aux crises, ça n’a pas été toujours facile de maintenir le cap, le groupe risquant de disparaître... 2002 c’est le tournant avec cet engouement énorme suite à cette montée en L1 sur le fil dans les circonstances qu’on connaît...
Depuis plus de 3 ans le groupe se structure et évolue de saisons en saisons, avec un très bon mélange de personnes de divers horizons mais toutes réunies pour la même cause. L’évolution c’est aussi passer d’un simple mégaphone et quelques chants à une vraie sono et un panel très vaste de chants différents.
Niveau matos également, le mythique sweat à capuche « M’en bati sieu Nissart », pendant des années l’article indémodable du groupe, a vu naître à ses côtés depuis 2002 une multitude de nouveaux articles qui sortent désormais chaque été et hiver.
Enfin, pour ces 20 ans d’existence on peut considérer qu’il y a 3 générations qui se côtoient aujourd’hui, il suffit de se balader à la Rotonde lors d’un avant match pour le constater et ça fait vraiment plaisir à voir.
Reste-t-il beaucoup de membres de la première heure ?
Les anciens sont encore bien présents oui, aujourd’hui sur les 30-35 ans, ce sont un peu les garant de l’esprit de la BSN à ses débuts. Ceux qui ont tout connu, ceux qui ont vécu des Sainté ou Toulon-Nissa à une époque où c’était autrement folklorique qu’aujourd’hui... Ce sont ceux qui ont toujours de bonnes histoires et souvenirs à raconter, ceux dont on a toujours quelque chose à apprendre. Le respect doit prévaloir pour ces personnes-là et c’est pas une façon de parler, c’est eux qui ont fait l’histoire du groupe et qui nous en ont en quelque sorte donné les clés pour le faire évoluer...

- Fin de saison 2003-2004
Quels seraient les événements marquants de ces vingt ans d’existance ?
Les évènements marquants c’est le jour ou le nom « Brigade Sud » est voté, c’est l’énorme développement depuis la dernière montée (de 300 membres à presque 2000), c’est l’esprit festif qui a toujours été sauvegardé, c’est la mentalité BSN qui est toujours la même depuis 20 ans. Mais c’est aussi les heures sombres du groupe qui a failli disparaître mais qui a toujours su faire face aux coups durs.
Avoir 20 ans d’existence c’est aussi donner une claque à tous nos détracteurs. On est encore là et on compte l’être encore longtemps.
Quels pourraient être les meilleurs moments de la BSN en déplacement ? à domicile ?
Très difficile de sortir 2 exemples.
En déplacement : La finale de le coupe de France, 8000 niçois au Parc après une saison de merde, la victoire au bout, ça reste inoubliable pour tout le peuple niçois et pour la BSN.
On peut aussi citer la demi-finale à Laval, la coupe d’Europe à Prague.
A Nice : Les montées de 94 et 2002 face à Rouen et Istres, la demi finale de coupe de France face à Sochaux en 88, le Nice-Strasbourg des barrages 1990.
Plus récemment on peut parler de vrais performances au niveau tribunes lors de déplacements à Lyon (2002), Marseille (2003) ou Sainté (2004) qui auront à chaque fois vu plus de 1000 niçois enflammer leur parcage sous l’impulsion de la BSN.

- Un but niçois se fête dignement
S’il fallait tirer un bilan aujourd’hui, quel serait -il ?
Pas mal d’années noires où le groupe a du fonctionner à petit régime et où il a fallu survivre en attendant des jours meilleurs, faute d’engouement pour le football à Nissa.
La finale de la coupe de France a constitué un beau coup d’éclat avec les 4 matchs de coupe d’Europe qui suivirent, mais malheureusement ça masquait 5 ans de trou noir où il a fallu s’accrocher pour ne pas mourrir. C’est une époque où les quelques déplacements de la saison s’appelaient Cannes, Martigues ou Nîmes...
Depuis quelques années c’est le renouveau, niveau point fort on peut parler de notre apport vocal et des gestuelles qui sont deux choses qui nous caractérisent très bien. Pour ce qui est des déplacements c’est très variable, la BSN est capable de brasser énormément de monde pour certaines occasions, pour d’autres à l’inverse c’est plus problématique.
Mais comme on se plait à le répéter, il n’y a pas un manuel du bon petit ultra qui t’obliges à faire le grand chelem chaque saison pour être un « vrai ». C’est pas pour autant qu’on essaye pas de poser la bâche le plus souvent possible dans des contrées où elle n’avait jamais été auparavant, même à très peu (Guingamp, Rennes, Caen...).
Vos ambitions pour les vingt ans à venir ?
Je pense qu’on signerait de suite pour qu’on connaisse la même évolution des 20 premières années...
Plus sérieusement, on ne peut pas cacher que le nouveau stade constituera un palier, d’une tribune de 2000 personnes, ça en sera 6000 qu’il faudra gérer, mais c’est encore tôt pour en parler et faire des projets.
On peut seulement souhaiter pour les années à venir qu’un maximum de jeunes continuent de s’impliquer et désirent défendre nos valeurs, celles de notre amour pour cette ville et pour ce club.
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