Frédéric Antonetti (entraîneur de Nice) :
Il faut rester réaliste. Avec notre budget, on n’a pas les moyens de rivaliser durablement avec les équipes qui nous précèdent. Maintenant, tout est envisageable comme une victoire samedi. C’est un bon test pour nous et pour eux. Quand on n’a perdu que 3 matches en 24 rencontres, c’est que l’on est forcément une bonne équipe. Je ne vois pas beaucoup de faiblesses dans cette formation. Le danger peut venir de partout. Rennes possède de très bons joueurs, athlétiques et solides. D’ailleurs, leur défense est la meilleure du championnat. C’est une équipe qui joue régulièrement la Coupe d’Europe. Rennes fait partie des 4 meilleures équipes de L1.
Guy Lacombe (entraineur de Rennes) :
ON est toujours un peu inquiet et optimiste tout à la fois. Il faut imiter nos adversaires qui restaient sur une défaite traumatisante et qui se sont refaits sur des victoires remarquables au Mans et à Nancy donc il faudrait qu’on puisse enchaîner un match de nouveau 2009. Il y a des joueurs en moins mais je fais confiance aux joueurs présents et je pense qu’on a une équipe compétitive. On a bien finit contre Nancy pour aller chercher le match nul ce qui veut dire que les qualités morales sont encore là. J’espère que cela va être un tremplin pour aller faire un gros match à Nice parce qu’il faudra faire un gros match. A nous de retrouver cette réussite comme Nice l’a eu à Nancy. Ce qui m’importe, c’est de retrouver mon équipe fringante pour aller chercher un résultat comme je l’ai vu à Nancy en fin de match.
Emerse Faè (milieu de Nice) :
(Arrivé avec un tee-shirt de Barak Obama) Comme lui, on y a toujours cru. Même pendant notre passage à vide, on n’a jamais douté. On aurait pu descendre encore plus bas. Mais le mental nous a permis de sortir la tête de l’eau. Les rennais sont capables de se relancer au Ray. Ils peuvent inverser la tendance à tout moment. Mais, lors de nos deux dernières rencontres, on a prouvé qu’on pouvait également le faire.
Olivier Echouafni (milieu de Nice) :
On vient de réaliser deux performances en s’imposant à l’extérieur. Personne ne nous attendait. Surtout qu’on n’avait jamais gagné sur ces deux pelouses. L’objectif reste le maintien. On a actuellement 39 points et ils nous en restent 3 pour l’obtenir. Avec ces deux succès, on a accroché le bon wagon. Mais on a surtout distancé le neuvième. On souhaite désormais renouer avec la victoire à domicile. Mais cela ne sera pas chose facile face à une très bonne équipe. C’est un match toujours particulier lorsque l’on joue contre son ancien club. J’y garde un excellent souvenir. Mais cela a beaucoup changé depuis mon passage. Ils ont franchi un cap. Désormais, ils terminent régulièrement parmi les six premiers. On sera donc dans le rôle d’outsider.
Cyril Jeunechamp (défenseur de Nice) :
Le football ne tient à rien. Un ou deux matches sans victoire et on commence à douter. Ces deux succès nous font énormément de bien. En plus, ce sont deux victoires acquises dans les dernières minutes, cela prouve nos qualités morales. On est désormais bien installé dans la première partie de tableau. Maintenant, il faut confirmer à domicile. Cela commence à faire longtemps qu’on n’a pas gagné au Ray (ndlr : face à Auxerre le 17 janvier). La dernière fois face à Lyon, on avait l’occasion se racheter après notre défaite en Coupe de la Ligue. On a perdu mais on ne s’attendait pas à grand-chose. (site officiel Rennes)
Bruno Cheyrou (milieu de Rennes) :
Pas mal de joueurs sont moins bien et cela se ressent sur le collectif. Peut-être un petit contrecoup physique. C’est vrai que l’on a deux déplacements difficiles sur le papier. Mais, là aussi, on avait deux matchs théoriquement plus facile, contre le Havre et Nancy, et on n’a pas pris beaucoup de points. Parfois on réagit là où on ne nous attend pas. C’est peut-être le type de challenge dont le groupe a besoin pour reprendre confiance. Moi je ne souhaite qu’une chose, c’est qu’on ne déroge pas à la règle de ces deux dernières années, c’est-à-dire de finir en trombe le championnat. (ouest-France)




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