Le coach niçois goûte enfin aux joies de la victoire avec les aiglons, et autant dire que le chemin n’a pas été simple :
« Ce n’est pas facile quand vous êtes toujours tout près mais que ça ne veut pas rigoler. J’en connais plus d’un qui se serait découragé. Mais moi, en voyant le visage des joueurs à l’entraînement, je n’ai pas du tout eu cette impression-là. »
Confiance et détermination, la recette a fonctionné cette fois face aux prétendant au podium, avant la rencontre. Pas d’euphorie non plus du côté d’Erhmann pour la reprise lundi. Mais on notera que dans les commentaires des entraîneurs l’arbitrage sonne de plus en plus comme un élément qui rend le football encore plus incertain... ou trop certain selon comment on se place.
« On n’est pas tombé dans la déprime quand les choses n’allaient pas. On ne va pas non plus être euphoriques parce qu’on a gagné un match contre Rennes. On sait par exemple qu’on a bénéficié de choses qui étaient contre nous ces derniers temps » (Ndlr : l’expulsion du Rennais Boye en début de seconde période).
Le début de match a tout de suite donné le ton et les aiglons rentraient au vestiaire à la mi-temps avec un avantage conforté (2-0).
« La première mi-temps est effectivement à classer dans nos meilleures mi-temps. Dans le contexte actuel, c’est vrai qu’on attendait tous ce genre de prestation. On attendait que chaque joueur joue à un niveau tel qu’on l’a vu ce soir (Ndlr : samedi soir). Sur nos derniers matchs, il y avait toujours deux ou trois joueurs qui étaient un peu en-dessous ou des secteurs de jeu qui ne fonctionnaient pas trop bien. Ce soir, on peut dire que ça a été une belle prestation d’ensemble, que l’équipe s’est trouvée et s’est donné confiance car elle a su être solide. »
La performance niçoise n’est pas à minimiser, Dijon, Marseille, Sochaux, Auxerre et Lyon ayant dû s’incliner chez eux face au SRFC. L’équipe de Frédéric Antonetti égalait le parcours des leaders montpelliérains hors de ses bases jusqu’alors. Mais si le goût de la victoire reste en bouche, il n’en demeure pas moins que celui de la révolte doit encore se sentir au fond du palais !
« On a besoin d’une série pour que le classement soit un peu plus conforme à la qualité de notre effectif et de notre groupe. En tout cas, gagner contre Rennes, ce n’est pas donné à tout le monde. On va savourer et on aura le temps de penser à Auxerre plus tard, même si dans nos têtes, on est déjà tourné vers cette rencontre. »
Cette victoire est un ballon d’oxygène pour une équipe qui s’asphyxiait doucement au fur et à mesure des déconvenues. Espérons qu’elle aura suffisamment repris son souffle pour disposer de l’énergie suffisante lui permettant de respirer -enfin- à plein poumons à Auxerre.




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