René Marsiglia (entraîneur de Nice) :
Quand je vois le contenu du match, j’ai un peu d’amertume. On pouvait faire douter cette équipe de Valenciennes. L’expulsion sévère de Kevin Anin a bien sûr eu son influence. Mais, malgré ça, on a manqué de caractère. Même menés à la pause, à dix contre onze, on pensait pouvoir aller chercher quelque chose. On ne les a pas assez mis dans le dur. On a encaissé ce deuxième but trop tôt pour espérer revenir. On a piqué du nez en deuxième période. La chose positive, c’est de ne pas avoir pété les plombs. On sait que mercredi, on recevra Lille, pour le match de notre survie. On devra montrer notre meilleur visage. J’ai peur qu’on manque de fraîcheur. Mais on doit oublier cette fatigue, se remobiliser. L’expulsion vient après une altercation entre Rudy Mater et Kevin Anin. Rudy tombe le premier et joue bien le coup. Pour moi, les deux méritaient le carton rouge. Mais je ne veux pas discuter de ce fait de jeu. Il nous reste quatre matchs et on aurait une bien belle idée si on prenait les points rapidement. On sait qu’on rencontrera des équipes déterminées. Mais quand on a envie de quelque chose, on l’accroche toujours. Nous, on veut le maintien. On veut se sauver.
Daniel Sanchez (entraîneur de Valenciennes) :
On a eu une belle réaction. On a été sérieux et appliqués malgré notre crispation. On restait sur un match difficile à domicile. On peut désormais penser qu’avec trois points de plus, le maintien sera acquis. La première des choses est toujours de gagner. Mais quand vos concurrents ne prennent pas de point, c’est encore mieux. C’était une rencontre tendue. Le championnat est tellement serré que le jeu est parfois difficile à développer. Nice a joué à dix. On a connu ça plusieurs fois cette saison. On a eu plus d’espaces. On a aussi parfois manqué de simplicité dans cette situation. Tant qu’on avait un but d’avance, cela restait risqué. Les Niçois sont bons sur coups de pied arrêtés. Le deuxième but nous a offert une marge suffisante pour bien gérer la fin de match. »
Didier Digard (milieu de Nice) :
L’expulsion de Kevin Anin ? Moi, je suis un bonhomme. Je n’insulte pas avant de me coucher. Si je dis un truc, je l’assume. Est-ce que Mater a triché ? Vous avez vu les images, non ? Ces mecs-là n’ont pas de valeurs. Cela change le match, évidemment. J’espère que mercredi, face à Lille, ça ira mieux. Quand on était menés d’un but, ça allait encore. Mais le deuxième but nous a fait mal.
Renato Civelli (défenseur de Nice)
Non, on n’a pas été volé. C’est nous qui ne nous mettons pas dans de bonnes conditions. On joue à dix souvent et c’est très difficile. On prend un but, on se met dans de mauvaises conditions.
Renaud Cohade (milieu de Valenciennes) :
Il fallait avant tout se remettre en confiance. On n’a pas lâché. Ce n’est pas fini. Il reste des matchs. Il faudra les jouer à fond. Avec Strasbourg, une saison, on pensait être tranquille et on a perdu nos douze derniers matchs. On est descendus. En football, tout est possible. Dans ce match, on a parfois manqué de rythme mais on a fait l’essentiel. Déjà, à Montpellier, il y avait eu des bonnes choses. On a confirmé.
Vincent Aboubakar (attaquant de Valenciennes) :
Cette victoire nous fait vraiment du bien. Les résultats sont bons pour nous. Le carton rouge nous a évidemment facilité la tâche. Il fallait gagner car on jouait face à un concurrent direct. Personnellement, même si je manque des occasions, je me sens bien.
José Saez (milieu de Valenciennes)
On a fait le boulot. Ils ont joué à 10 et on a su en profiter. L’expulsion d’Anin ? L’expulsion a bien sûr joué dans ce match. L’arbitre a appliqué la règle et c’est tant mieux pour nous. On a bien travaillé cette équipe même si on n’a pas marqué tout de suite. Les autres équipes qui luttent pour le maintien n’ont pas fait de bons résultats. Il reste quatre matchs. On doit tout donner. Cet après-midi, ce n’était pas un grand match. Mais, quand il y a le maintien en jeu entre deux équipes, c’est souvent comme ça.




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