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Nice-Matin

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mercredi 25 juillet 2007

Grand Stade de Nice : balle au centre, on recommence à zéro

En 2003, le projet Gaudin avait été retenu pour une construction sur le site du Ray. : Repro LapoirieEn 2003, le projet Gaudin avait été retenu pour une construction sur le site du Ray. : Repro Lapoirie

L’OGCN ne jouera pas dans son grand stade de 32 000 places avant longtemps !
C’est comme une finale de coupe du monde qui serait interrompu et qu’il faudrait rejouer, encore, toujours, éternellement… alors pourtant qu’on menait à la mi-temps. Toute l’histoire du grand stade de Nice est là. Chaque fois que l’on croit toucher au but, l’arbitre siffle hors jeu. La première fois, en 2003, c’est à cause d’un marché truqué par les soins de Michel Vialatte, l’ex-directeur général de la mairie de Nice. Le coup d’après, fin 2006, c’est le préfet Pierre Breuil qui obtient l’annulation du second projet, alors que dans la plaine du Var, les bulldozers de Cari s’apprêtent à entrer en action. Et là, alors qu’en juin, Jacques Peyrat croit, enfin, avoir trouvé une solution avec le bail emphytéotique, tout tombe encore à l’eau.
De quoi voir rouge. Le maire le confesse, mais n’en est que plus remonté. Plus décidé que jamais à bâtir d’une manière ou d’une autre ce stade dont l’OGCN a un besoin vital (voir ci contre). « Si, au bout du compte, après avoir avant d’ici au mois de septembre envisagé toutes les solutions de replis, il n’y avait pas d’autre option que la régie directe, on sera sans doute obligé de le construire nous-mêmes, concédait hier Jacques Peyrat. Dieu sait pourtant que cette perspective ne m’a jamais enchantée. »
Une nouvelle désillusion donc. L’idée de confier la maîtrise d’ouvrage du stade à un privé dans le cadre d’un bail emphytéotique administratif faisait pourtant l’unanimité.
Concéder le terrain de 24 hectares de la plaine du Var à un groupement d’investisseurs n’avait que des avantages. « Un : le délai de livraison était réduit au maximum. Une livraison avant juin 2009 était plus qu’envisageable. Deux : le contribuable niçois ne mettait pas un euro d’impôt dans cette affaire de 50 millions d’euros ».

Pas de surface commerciale, pas de stade
Maurice Cohen, le président de l’OGCN, était le premier à y croire. Mieux, le club était prêt à se porter candidat avec l’appui d’un grand groupe financier. Mais prudent, sans doute parce qu’échaudé par les annulations précédentes, Jacques Peyrat avait conditionné son feu vert à une expertise administrative commandée par ses soins au cabinet parisien Fidal. Et le rapport est tombé. Légalement, rien ne s’y oppose, concrètement, c’est une autre histoire.
Cette fois, c’est le plan d’occupation de sols qui se met en travers du grand stade. Motif : pour que l’opérateur privé trouve son compte dans une telle opération, il fallait lui accorder une autorisation à construction de 20 000 m2 de surface commerciale dans l’enceinte du futur stade. « Dès lors que nous n’avons pas le droit d’apporter notre contribution financière à un bail emphytéotique, c’eut été la seule contrepartie possible de la ville. Or, dans le cadre du plan d’occupation des sols et compte tenu de l’Opération d’Intérêt National lancée dans la plaine du Var, c’est exclu. »
Balle au centre donc. Tout est à recommencer à zéro.
J.-F. R.
Nice-Matin

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