Interview
© bakykone
19/11/08 - Baky et les bouchons...
Interview
Alors que Baky devait être du voyage à Tel Aviv pour le match amical Israël-Côte d'Ivoire, sa blessure au genou contractée la semaine dernière à l'entrainement l'a contraint à rester sur Marseille. Avec repos et soins au programme. Nous profitons donc de ce moment pour qu'il nous livre quelques impressions sur le match de samedi dernier qu'il a suivi des tribunes du Stade Vélodrome... Morceaux choisis
Baky : à Marseille, ça bouchonne...
Raconte-nous la façon dont tu as vécu ce match de samedi contre Lorient
(ndlr : Baky blessé au genou à l’entraînement était forfait pour ce match).
Eh bien au départ c’était bien et ensuite ça s’est très mal terminé. Rien de surprenant n’est-ce pas ? En fait pour moi aussi la position était très inconfortable…car je n’aime vraiment pas être dans les tribunes…
Mais l’anecdote ne se trouve pas pendant le match, mais plutôt avant…(Baky part dans un fou rire )
En effet pour le match j’ai fait plus d’une heure dans les bouchons avant d’arriver au stade Vélodrome. Quand je suis arrivé le match avait déjà commencé depuis deux minutes…
En fait, tu as connu la situation habituelle du supporter ?
Tout à fait, c’est la première fois que je me retrouve bloqué comme cela. A Lorient ou même à Nice le public est moins nombreux et n’engendre pas ce qui se passe ici…Je me suis vraiment retrouvé dans une situation que je n’imaginais pas… je ne savais pas comment cela se passait dehors les soirs de match à Marseille… Maintenant je sais… j’ai goûté au bouchon marseillais pendant plus d’une heure…
Pour revenir au match, une défaite comme cela est plus difficile à subir du terrain ou des tribunes ?
Des deux je pense. Ce n’était pas facile pour ceux qui étaient sur le terrain, mais ça ne l’était pas non plus pour moi des tribunes.
Et après le match par contre, est-ce que l’on évacue plus rapidement la défaite si on ne joue pas, par rapport aux joueurs qui étaient sur la pelouse ?
(ndlr : Baky me coupe pour répondre immédiatement) Pour moi c’est pareil, je fais partie du groupe, du collectif, donc la défaite me touche tout autant que si j’avais joué le match . Ce n’est pas facile de perdre surtout une défaite comme celle-là…
En dehors du contexte de la défaite, est-ce intéressant pour un joueur de voir occasionnellement son équipe des tribunes pour visualiser l’organisation… ?
(ndlr : baky est en forme, il me coupe encore pour du tac au tac) Tu rigoles ou quoi !? Pour un compétiteur ou quelqu’un qui a toujours envie de gagner, il a toujours envie d’être sur le terrain. Ce qui est certain c’est que je n’aime pas être dans les tribunes…
Est-ce que l’on voit quand même des choses des tribunes que l’on ne perçoit pas du terrain ?
Oui tu vois mieux c’est sûr, tu comprends parfois la réaction des supporters… Avec le champ de vision qu’ils ont… tu vois plus de choses que lorsque tu es sur le terrain...
En cours de match après le 1er but de Lorient, as-tu imaginé que Marseille pouvait perdre ce match ?
Non, non pas du tout. Perdre ce match à domicile je ne pensais pas que cela aurait pu arriver. Je ne pensais pas que l’on pouvait passer cette chance-là comme ça… Mais bon après quand le deuxième but Lorientais est arrivé, je me suis dit non, quand même pas, ce n’est pas possible…
Vu de l’extérieur, ce faut pas un un goût de déjà-vu. On a l’impression que Marseille n’est pas un bon élève. Marseille ne retient pas les leçons des journées précédentes...
Je ne sais pas. Dans les journées précédentes, on pense que c’est les mêmes, mais tout ne se ressemble pas non plus…C’est peut-être le même résultat, mais pas toujours dû aux mêmes causes…
Oui, mais à l’impression qu’après avoir maîtrisé une partie du match qui doit vous amener vers une victoire, on sent chez vous un relâchement qui vous est fautif…
Oui c’est sûr qu’il y a eu du relâchement…du relâchement collectif…
Le syndrome d'Arsenal
On a l’impression que cette saison l’OM a du mal à jouer 90 minutes...
Ce n’est pas que l’on du mal à jouer 90 minutes, c’est que l’on n’arrive pas à gérer un résultat jusqu’au bout…On gère plus facilement les moments forts que les moments faibles. Il faut que dans les moments difficiles on se serre encore plus les coudes et s’il faut balancer le ballon pour reprendre de l’air, il faut le faire… Il faut faire preuve d’une force de groupe encore plus fort.
Quand je vois Marseille, j’ai l’impression qu’il souffre du syndrome d’Arsenal !
Hein ! Pourquoi ?
Un coach très exigeant avec une équipe tantôt sérieuse et tantôt insoucieuse
Non ! On ne peut pas dire cela comme ça... ce sont deux clubs très différents avec par contre des entraîneurs qui se ressemblent en étant exigeants et rigoureux, mais avec un feeling différent……(après un temps mort de Baky)… mais dans le fond on va dire oui… c’est vrai qu’en fait c’est pas entièrement faux…(cela fait sourire Baky)
Même s’il y a beaucoup d’absents avec les internationaux, tu sens les joueurs aujourd’hui encore marqués par la défaite ou plutôt animés d’une envie de se racheter contre Lille ?
De toute façon, c’est sûr que l’on ne peut pas oublier la défaite. Ça, c’est sûr, on ne peut pas oublier la défaite. Mais on va se servir de ça pour préparer le match de dimanche, car la défaite de samedi dernier est encore dans les têtes…
Donc cette fois-ci Marseille va essayer d’être bon élève ?
(Cette réplique a déclenché un gros sourire de Baky) C’est tout ce qu’on veut, on va essayer de prendre les trois points. Déjà bien commencer le match pour se mettre dans de bonnes dispositions dès le départ…
Justement pour dimanche, comment va ton genou ?
Pour l’instant j’ai encore des douleurs. Je m’étais contenté de soins et de footing en ligne droite sans changement d’orientation. J’ai commencé à courir aujourd’hui en sollicitant un peu le genou en latéral et si j’ai toujours une douleur, elle est supportable.
Tu es donc partant pour dimanche ?
En fait, je ne sais pas encore. Il est trop tôt pour pouvoir se positionner. Je verrai demain et après demain ce que je suis capable de faire. Dans la tête, bien évidemment que je veux disputer ce match contre Lille, mais il faut que le corps puisse suivre…
Alors, bon rétablissement Baky…
Raconte-nous la façon dont tu as vécu ce match de samedi contre Lorient
(ndlr : Baky blessé au genou à l’entraînement était forfait pour ce match).
Eh bien au départ c’était bien et ensuite ça s’est très mal terminé. Rien de surprenant n’est-ce pas ? En fait pour moi aussi la position était très inconfortable…car je n’aime vraiment pas être dans les tribunes…
Mais l’anecdote ne se trouve pas pendant le match, mais plutôt avant…(Baky part dans un fou rire )
En effet pour le match j’ai fait plus d’une heure dans les bouchons avant d’arriver au stade Vélodrome. Quand je suis arrivé le match avait déjà commencé depuis deux minutes…
En fait, tu as connu la situation habituelle du supporter ?
Tout à fait, c’est la première fois que je me retrouve bloqué comme cela. A Lorient ou même à Nice le public est moins nombreux et n’engendre pas ce qui se passe ici…Je me suis vraiment retrouvé dans une situation que je n’imaginais pas… je ne savais pas comment cela se passait dehors les soirs de match à Marseille… Maintenant je sais… j’ai goûté au bouchon marseillais pendant plus d’une heure…
Pour revenir au match, une défaite comme cela est plus difficile à subir du terrain ou des tribunes ?
Des deux je pense. Ce n’était pas facile pour ceux qui étaient sur le terrain, mais ça ne l’était pas non plus pour moi des tribunes.
Et après le match par contre, est-ce que l’on évacue plus rapidement la défaite si on ne joue pas, par rapport aux joueurs qui étaient sur la pelouse ?
(ndlr : Baky me coupe pour répondre immédiatement) Pour moi c’est pareil, je fais partie du groupe, du collectif, donc la défaite me touche tout autant que si j’avais joué le match . Ce n’est pas facile de perdre surtout une défaite comme celle-là…
En dehors du contexte de la défaite, est-ce intéressant pour un joueur de voir occasionnellement son équipe des tribunes pour visualiser l’organisation… ?
(ndlr : baky est en forme, il me coupe encore pour du tac au tac) Tu rigoles ou quoi !? Pour un compétiteur ou quelqu’un qui a toujours envie de gagner, il a toujours envie d’être sur le terrain. Ce qui est certain c’est que je n’aime pas être dans les tribunes…
Est-ce que l’on voit quand même des choses des tribunes que l’on ne perçoit pas du terrain ?
Oui tu vois mieux c’est sûr, tu comprends parfois la réaction des supporters… Avec le champ de vision qu’ils ont… tu vois plus de choses que lorsque tu es sur le terrain...
En cours de match après le 1er but de Lorient, as-tu imaginé que Marseille pouvait perdre ce match ?
Non, non pas du tout. Perdre ce match à domicile je ne pensais pas que cela aurait pu arriver. Je ne pensais pas que l’on pouvait passer cette chance-là comme ça… Mais bon après quand le deuxième but Lorientais est arrivé, je me suis dit non, quand même pas, ce n’est pas possible…
Vu de l’extérieur, ce faut pas un un goût de déjà-vu. On a l’impression que Marseille n’est pas un bon élève. Marseille ne retient pas les leçons des journées précédentes...
Je ne sais pas. Dans les journées précédentes, on pense que c’est les mêmes, mais tout ne se ressemble pas non plus…C’est peut-être le même résultat, mais pas toujours dû aux mêmes causes…
Oui, mais à l’impression qu’après avoir maîtrisé une partie du match qui doit vous amener vers une victoire, on sent chez vous un relâchement qui vous est fautif…
Oui c’est sûr qu’il y a eu du relâchement…du relâchement collectif…
On a l’impression que cette saison l’OM a du mal à jouer 90 minutes...
Ce n’est pas que l’on du mal à jouer 90 minutes, c’est que l’on n’arrive pas à gérer un résultat jusqu’au bout…On gère plus facilement les moments forts que les moments faibles. Il faut que dans les moments difficiles on se serre encore plus les coudes et s’il faut balancer le ballon pour reprendre de l’air, il faut le faire… Il faut faire preuve d’une force de groupe encore plus fort.
Quand je vois Marseille, j’ai l’impression qu’il souffre du syndrome d’Arsenal !
Hein ! Pourquoi ?
Un coach très exigeant avec une équipe tantôt sérieuse et tantôt insoucieuse
Non ! On ne peut pas dire cela comme ça... ce sont deux clubs très différents avec par contre des entraîneurs qui se ressemblent en étant exigeants et rigoureux, mais avec un feeling différent……(après un temps mort de Baky)… mais dans le fond on va dire oui… c’est vrai qu’en fait c’est pas entièrement faux…(cela fait sourire Baky)
Même s’il y a beaucoup d’absents avec les internationaux, tu sens les joueurs aujourd’hui encore marqués par la défaite ou plutôt animés d’une envie de se racheter contre Lille ?
De toute façon, c’est sûr que l’on ne peut pas oublier la défaite. Ça, c’est sûr, on ne peut pas oublier la défaite. Mais on va se servir de ça pour préparer le match de dimanche, car la défaite de samedi dernier est encore dans les têtes…
Donc cette fois-ci Marseille va essayer d’être bon élève ?
(Cette réplique a déclenché un gros sourire de Baky) C’est tout ce qu’on veut, on va essayer de prendre les trois points. Déjà bien commencer le match pour se mettre dans de bonnes dispositions dès le départ…
Justement pour dimanche, comment va ton genou ?
Pour l’instant j’ai encore des douleurs. Je m’étais contenté de soins et de footing en ligne droite sans changement d’orientation. J’ai commencé à courir aujourd’hui en sollicitant un peu le genou en latéral et si j’ai toujours une douleur, elle est supportable.
Tu es donc partant pour dimanche ?
En fait, je ne sais pas encore. Il est trop tôt pour pouvoir se positionner. Je verrai demain et après demain ce que je suis capable de faire. Dans la tête, bien évidemment que je veux disputer ce match contre Lille, mais il faut que le corps puisse suivre…
Modozen








