Mercredi 29 septembre 2004
par Pifou
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Grosse affluence hier soir pour la très belle réception du Club des supporters qui s’est déroulée dans le cadre magnifique du château de Vaugrenier.
Dans une ambiance bon enfant, les supporters cartés C.D.S. arrivaient de toute part dès 19h30. Ce n’était pas la longue file d’attente qui les décourageait, et chacun attendait avec impatience de pouvoir pénétrer dans la propriété afin de pouvoir enfin boire son premier apéritif d’honneur et s’immerger dans l’ambiance avant de s’imbiber d’alcool. Le stand du C.D.S permettait de présenter et vendre les différents produits dérivés du Gym. Il était accompagné d’un petit stand de l’association Ray e Basta qu’ogcn.net soutien comme beaucoup d’autres supporters niçois.
La surprise C.D.S.
Malgré les gros efforts du président qui prenait la parole aux environs de 20h30, on sentait peu d’enthousiasme dans l’assistance à la différence de l’an passé. L’obscurité était certainement un des facteurs qui y contribua. Les faibles projecteurs et spots rasants éblouissaient les personnes noyées dans l’obscurité et il était difficile de distinguer son chien de sa compagne...
Après un discours de circonstance toujours bien mené
par Jean-Marie Gasparini en bon porte parole du club des supporters, un diaporama fut projeté sur l’écran proche de la scène. A l’occasion du centenaire, il retraçait en image les nombreux gardiens qui avaient participé à l’épopée du Gym de l’après-guerre à nos jours. Et pour terminer cet hommage, seize des gardiens de ces cent années de galères et de gloires furent ovationnés sur la scène et récompensés respectueusement par une supportrice très en beauté de la part du club des supporters. Ce fut un plaisir de revoir les visages des idoles de notre enfance où de celle de nos parents et grands-parents. A l’applaudimètre, ce fut Bruno Valencony qui remporta la palme suivi de près par Dominique Barateli et André Amitrano. L’âge des participants y étant pour beaucoup, Lamia entre autres méritait tout autant.
Le Ray e basta !
La parole fut ensuite donnée aux institutionnels en commençant par P. Lallemand représentant le conseil général. Son laïus se voulu fervent et attaché au Gym, rien de bien surprenant mais dans son dernier point, il lança le pavé dans la mare... Le stade... au Ray... applaudi copieusement accompagné de vibrants « Lou Ray e basta ! » il fit un final remarqué. Le discours de Monsieur Verola représentant la mairie ne fut pas moins surprenant, enfonçant encore le clou déjà fort bien planté par un nouveau avis en faveur du Ray ! Le stade du Ray s’était invité sans crier gare à Vaugrenier. Les applaudissements et cris de soutien étaient renouvelés et l’ambiance bien que tendue avait franchi un nouveau palier après ces deux interventions. Arrive alors notre Président, footballistiquement parlant pour encore quelques temps, qui dut faire front non sans avoir pesté après le discours politique du premier intervenant. Il se senti donc lui aussi obligé d’aborder le sujet brûlant face à une assemblée peu compatissante.
Président Courage
Quel traquenard on lui avait tendu ! Bien involontairement il se trouva donc dans la position du conspué mais fit front avec l’abnégation de son effectif ; il tint la foule en respect malgré les huées des présents majoritairement en faveur du Ray. Il défendit donc son projet, sans arguments bien évidemment, lui attribuant simplement l’étiquette de choix sportif.
Gernot Rohr calme le jeu
Gernot Rohr apparut à son tour et éclipsa intelligemment le sujet pour remercier, comme les intervenants précédents, les supporters pour leur ferveur de tous les instants, même dans les situations difficiles comme lors des débuts de Nice-Sochaux où Nice était mené 0-1 avant de réagir, poussé par un public au soutien sans faille.
La larme à l’oeil
Les joueurs furent présentés et applaudis par le coach avec humour et décontraction pour terminer par une touche de mélancolie argentino-niçoise lors de l’incontournable Nissa la Bella interprété par notre niçois d’adoption Pancho Gonzales et repris en coeur et presque avec dévotion par un public ravi. La bonne humeur avait repris le dessus et l’absence de Maurice Cohen ne fut pas remarquée... Les joueurs se rendirent disponibles quelques temps. Le buffet était ouvert dans les jardins et les quelques nonchalants furent surpris de ne pouvoir récupérer que les miettes que les légions de pique-assiettes avaient laissées.
Il ne fait pas bon traîner dans les Garden Party, même la jet set le sait ! Allons, allons, il fallait choisir : autographes ou petits fours. Boire les quelques paroles des idoles du moment ou manger les quelques amuse-gueules de l’instant.
En fin de soirée, les fantasques Nux Vomica apportaient la dernière touche musicale à une sympathique soirée où chants et musique ont alterné avec discours, acclamations et sifflets pour l’amusement des petits et des grands... enfin, de presque tous.
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