Jeudi 24 juin 2004
par Nice-Matin
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Une simple réunion d’information sur le quartier du Ray, a l’initiative de la municipalité, a dégénéré en algarade, mardi soir, à propos de l’avenir du stade du Ray. Il faut dire que les assemblées générales des conseils de quartier (1), prévues dans un cadre très strict -information sans discussion possible- ne sont peut-être pas faite pour renforcer l’impression de démocratie locale...
D’autant plus quand Juliana Chichmanian-Delpy, adjointe au maire, précise ce « détail » aux habitants... Quoiqu’il en soit, alors que la réunion n’était censée parler que du tramway et du futur plan local d’urbanisme, la discussion a roulé, inévitablement, sur l’avenir du stade, un phare pour ce quartier.
Tout est parti d’une réflexion lancée par l’un des 40 habitants présents : « Le jour où vous enlèverez le stade, on construira des immeubles à la place, car notre quartier se trouve dans un zonage qui le prévoit ! »
Stupéfaction dans le camp d’en face car, à partir de ce moment, il y avait bien deux équipes qui luttaient autour de la question du stade. « De toute façon, reprend Mme Chichmanian, il y aura une enquête publique prochainement. En tout cas, le stade ne sera pas rasé parce qu’on a prévu d’y laisser des activités sportives. »
Le « stade Michel -Vialatte »
Il en fallait évidement plus pour calmer des esprits commençant à s’échauffer. « Les promesses, s’écrie un homme, ça suffit, on veut des garanties écrites ! Vous, peut-être que vous tiendrez parole, mais la prochaine municipalité ? De toute manière, si vous teniez compte de nos avis, le stade, vous le laisseriez là où il est ! »
Dans la salle, désormais survoltée, certains ironisent sur le « stade Michel -Vialatte » ; on se met à parler pêle-mêle, d’une pétition ayant rassemblé 3 000 signatures pour le maintien du stade au Ray, d’une enquête à faire aux portes du stade les soirs de match, annoncée par la mairie dans « Nice-Matin », etc.
Mais Mme Chichmanian trouve une échappatoire aisée : « Ce n’est pas parce que vous l’avez vu dans le journal que c’est vrai, ce n’est pas la presse qui décide de la pluie et du beau temps ! »
Mais vite, l’heure réglementaire impartie à ce type de réunion est passée : l’adjointe au maire peut donc lever, soulagée, la séance de cette ersatz de démocratie locale. Vous avez dit : « mascarade » ?
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