Dimanche 2 mars 2008
par Pifou
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Nice revient du Forez avec un bon point dans la besace qui ne laisse aucun regret du côté niçois. Leurs adversaires stéphanois ont montré qu’ils avaient fait du chemin depuis leur nette défaite infligée au stade du Ray. La rencontre longtemps à l’avantage des verts fut surtout l’occasion de prouver la solidité des aiglons qui ont tenu le coup face à une équipe de Saint Etienne confiante et déterminée.

La feuille de match
Arbitre : M. Bré
Spectateurs : 28 037
Temps : doux
Terrain : Bon état
Avertissements :
Saint Etienne : Tavlaridis (56e), Dernis (57e)
Nice : Bamogo (58e), Ederson (65e)
Les groupes
St-Etienne : Viviani - Tiéné, Tavlaridis, Sall, Perrin (c) - Matuidi, Landrin, Dernis (Faye 85è), Payet (Dabo 61è) - Feindouno, Gomis (Ilan, 73è)
Nice : Lloris - Jeunechamp, Cid, Kanté, Apam – Echouafni (c), Balmont (81è Diakité), Hellebuyck, Ederson (70è Traoré) – Modeste (46è Bamogo), Koné
Le match
Rool n’a pu être aligné pour cette rencontre, le niçois souffrait d’une gastro qui avait déjà causé des soucis à Jeunechamp durant la semaine. Espérons que cela ne se transforme pas en épidémie au sein du groupe. C’est Cid qui a été aligné sur la gauche, la charnière Apam-Kanté étant jugée la plus efficace par Frédéric Antonetti. Il s’est très bien acquitté de sa tâche inhabituelle.
Laurent Roussey a reconduit l’équipe en forme qui avait défait Nancy (4-0) lors de la dernière réception à domicile, ce qui pousse temporairement l’ex niçois Cédric Varrault sur la touche pour un temps indéterminé.
C’est le sixième match sans victoire pour Nice qui enchaîne les séries positives ou négatives. Le creux de la vague est passé semble-t-il et la réception du Mans devra absolument permettre aux rouge et noir de repartir sur une série positive.
Les aiglons tiennent leur sixième place après ce match nul que l’on peut cette fois-ci qualifier de très satisfaisant au vue de la partie.
Saint-Etienne, en pleine réussite actuellement avec deux victoires consécutives dont une à l’extérieur, recevait des nissarts qui accusaient le coup depuis trois matchs et incapables de remporter un match depuis le 20 janvier dernier. En outre, Frédéric Antonetti devait se passer des services de Cyril Rool, victime d’une gastro-entérite, qui cédait sa place à Gérald Cid.
Dès l’entame de partie, c’était une ancienne connaissance, David Hellebuyck, qui se mettait en évidence avec une énorme frappe de 30 mètres qui venait heurter la barre puis le poteau de Viviani (2e) avant de le toucher sans pénétrer dans les buts ! Les joueurs du Forez réagissaient par l’intermédiaire de Landrin, mais la frappe déviée de l’ancien Parisien était captée magnifiquement par Lloris (8e). Les stéphanois exerçaient un pressing très haut et gênaient par leur vivacité les intentions niçoises qui se trouvaient réduites à des tentatives de conservation de balle. Ederson était pris dans la tenaille, Koné et Modeste étaient sevrés de ballons. Balmont, Echouafni et Hellebuyck réduits à s’appliquer à récupérer les ballons en premier rideau défensif.
C’était le début du show Hugo Lloris, qui allait encore démontrer toute sa classe sur une superbe frappe de Dernis (11e) puis sur un coup-franc de Feindouno (13e). Le match baissait d’intensité et le public du Chaudron se réveillait après un tacle de Kanté sur Dernis, qui aurait pu coûter un penalty (33e) selon les commentateurs mais qui se révélait tout à fait régulier si on en juge par le ralenti, le joueur s’engageant certes très rapidement sur l’adversaire mais allant au contre et touchant le ballon avant de le heurter.
Au retour des vestiaires, Ederson allumait la première mèche, mais Viviani était vigilant (48e), avant que Kanté ne concède un coup franc pour une main involontaire à la limite de la surface, mais Lloris captait bien le coup-franc de Dernis (51e). L’organisation mise en place par Antonetti posait des gros problèmes aux Stéphanois qui ne parvenaient pas à trouver l’ouverture. Le rythme de la rencontre diminuait, et les occasions devenaient rares, excepté sur un coup-franc de Tiéné (66e) ou une frappe de Dernis (70e), qui permettait à Lloris de briller à nouveau.
Ilan, rentré en jeu à la place de Gomis, se procurait la dernière opportunité du match avec une tête au dessus (90e) mais Lloris était sur la trajectoire. Les aiglons semblaient se satisfaire de ce résultat et s’appliquaient à défendre sans inquiéter Viviani, le remplaçant de Janot qui aura passé une soirée bien tranquille.
Un résultat réellement très positif donc après analyse du match, obtenu grâce à une solidité défensive totalement retrouvée et un gardien plus que rassurant qui aura une nouvelle fois bien aidé les aiglons à obtenir ce point à l’extérieur.
On a aimé :
La prestation d’Hugo Lloris qui a soulagé une défense solile mais fortement sollicitée. Le jeune gardien a une nouvelle fois montré ses qualités et contribué à l’obtention de ce point à l’extérieur.
Les remplacements de Frédéric Antonetti qui n’hésite plus à faire tourner ses troupes lorsque ses joueurs montrent des signes de fatigue. Peut-être faut-il y voir aussi une vision à plus long terme avec l’intention de donner plus de temps de jeu à des garçons qui seront amenés la saison prochaine a jouer un rôle plus important au sein de l’effectif niçois.
On a regretté :
La discrétion du trio offensif Ederson, Koné Modeste. Aucun des trois n’aura été à son avantage même s’il faut bien reconnaître, à leur décharge, que le jeu ne s’y prêtait pas beaucoup. Pourtant, on aurait pu espérer quelques-uns de ces éclairs de génie que les trois joueurs nous ont déjà gratifiés dans des rencontres précédentes de la saison.
Les statistiques Sports.fr

Le jeu et les joueurs selon Sport24.com
Saint Etienne : Du grand Feindouno en cette fin d’après-midi, le Guinéen a régalé le public de gestes techniques de classe. Gomis a encore été un poison pour la défense centrale adverse, pesant constamment tout en étant un point d’appui très efficace pour ses coéquipiers. Dernis a confirmé sa forme du moment en occupant à la perfection son couloir gauche et en portant le danger dans le camp niçois. A noter également le bon match de Matuidi à la récupération.
Nice : Du côté des Aiglons, l’homme de la rencontre est indéniablement Lloris qui n’aura jamais été pris au dépourvu sur aucune tentative adverse. Toujours présent, le jeune portier est un gage de sécurité pour sa défense. La charnière Apam-Cid aura tenu la route malgré les offensives stéphanoise. Ederson a malheureusement brillé par sa discrétion, sans doute un jour sans pour le meneur brésilien. Koné n’a pas eu, non plus, le rendement habituel malgré une fin de match plus incisive.
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